Randonnées en forêt tropicale

Adrien Ballanger

Dominé par le volcan, le côté Basse-Terre, soit l’aile gauche de celle qu’on appelle « l’île Papillon », offre des paysages tropicaux étonnants et une biodiversité exceptionnelle. Entre cascades, chutes d’eau et rivières, le Parc national regorge de sentiers de randonnée que l’on peut traverser avec ou sans guide.

Adrien Ballanger

Y a-t-il un moment plus propice à la magie que celui où un corps et un esprit divaguent ? Et quel bonheur d’atteindre cet état après avoir grimpé des kilomètres pour découvrir une vue à couper le souffle ! À l’issue d’une ascension unique, le sommet du volcan de la Soufrière, à 1 467 mètres d’altitude, offre un point de vue à 360 degrés sur toutes les îles de la Guadeloupe. Par des chemins plus ou moins confidentiels, la découverte de ce panorama laisse bouche bée, sans compter le spectacle étonnant des cratères et leurs vapeurs de soufre. Pour avoir la chance d’y accéder, la météo joue un rôle majeur car les nuages restent souvent accrochés à son sommet. Pensez à vérifier les conditions le matin même.

Adrien Ballanger

Dans un autre genre, plus tropical, la conquête du Saut d’eau du Matouba est une expérience surprenante. Cette courte randonnée traverse une bananeraie avant de descendre un sentier escarpé vers la rivière Saint-Louis. Ici, le monde végétal déploie sa force et la biodiversité est exceptionnelle. Notre guide nous explique que si les racines des arbres sont visibles, c’est parce qu’elles ne peuvent se planter dans la roche. Pour survivre, elles s’équilibrent les unes avec les autres et tiennent debout en s’entremêlant : l’union fait la force. Plus loin, on découvre des fougères arborescentes, sortes de parasols déjà présents à l’époque des dinosaures. Plus de 260 variétés de fougères ont été répertoriées. On apprend que le bégonia se mange cru et cuit et que le résolu est un arbre massif dont le bois est utilisé pour faire du mobilier, notamment les placards de cuisine car il ne craint pas l’eau. La fleur avec la petite queue blanche se mange, elle s’appelle « queue-de-rat » et a un goût de poivre. On n’arrête plus notre guide dans ses explications. Une fois en bas, la remontée dans le lit de la rivière conduit à un bassin d’eau au pied d’une petite cascade. Les roches volcaniques extrêmement rigides trônent, impressionnant ! La pluviométrie et la morphologie du terrain sont ici à contrôler. Un bon moyen de vérifier est d’empiler trois petits rochers plats sur une pierre émergée. Si l’eau monte, ils ne seront plus visibles. Se méfier également du sol trop sec.

Adrien Ballanger

Pour ceux qui souffrent des dénivelés, la randonnée jusqu’au Bassin bleu est facile. Elle débute sur un terrain bétonné, et le passage est ensuite assez large. Les jours sans nuages, le massif de la Soufrière est visible. Sur l’arbre appelé gommier blanc, on distingue une pâte blanche qui est utilisée comme un encens naturel. Sur le chemin, on aperçoit des équipements pour approvisionner la ville de Gourbeyre en eau douce. Tout du long, on peut accéder par des cordes à plusieurs bassins dans lesquels il est possible de se baigner. Vous voilà arrivé : c’est le moment de se détendre et d’apprendre à déceler le chant du sucrier et des différentes familles d’oiseaux qui peuplent ce lieu paradisiaque.

 

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *